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Maman en chaleur escort foix

Posted On October 2, 2012 at 10:12 pm by /

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Ricordo che quella mattina di giugno mi ero svegliato gridando. Il cuore mi batteva come se volesse aprirsi un varco nel petto e fuggire via. Mio padre, allarmato, era accorso in camera mia e mi aveva preso tra le braccia per calmarmi. Mon père me serrait avec force. Mi padre me abrazó con fuerza. My father held me tight. Mio padre mi strinse forte. Ne t inquiète pas, Daniel. Je me rappellerai pour deux. Yo me acordaré por los dos.

Nous nous regardions dans la pénombre, cherchant Nos miramos en la penumbra, buscando palabras des mots qui n existaient pas. Pour la première fois, je que no existían. Aquélla fue la primera vez en me rendais compte que mon père vieillissait et que ses 9 que me di cuenta de que mi padre envejecía y de que yeux, des yeux de brume et d absence, regardaient sus ojos, ojos de niebla y de pérdida, siempre miraban toujours en arrière.

Se incorporó y descorrió las cortinas para pour laisser entrer la douce lumière de l aube. Don t worry, Daniel. I ll remember for both of us. We looked at each other in the half-light, searching for words that didn t exist. For the first time, I realized my father was growing old. He stood up and drew the curtains to let in the pale glint of dawn.

Per la prima volta notai che mio padre stava invecchiando e che i suoi occhi tristi erano rivolti al passato. Je veux te montrer 0 Anda, Daniel, vístete. Quiero enseñarte Come, Daniel, get dressed. Voglio mostrarti una 2. Maintenant, à cinq heures du matin? A las cinco de la mañana?

At five o clock in the morning? Alle cinque del mattino? Quand nous avions passe le porche, les rues sommeillaient encore dans la brume et la rosée nocturne. Les réverbères des Ramblas dessinaient en tremblotant une avenue noyée debuée, le temps que la ville s éveille et quitte son masque d aquarelle.

En arrivant dans la rue Arco del Teatro, nous nous aventurâmes dans la direction du Raval, sous l arcade qui précédait une voûte de brouillard bleu. Je suivis mon père sur ce chemin étroit, plus cicatrice que rue, jusqu à ce que le rayonnement des Ramblas disparaisse derrière nous. La clarté du petit jour s infiltrait entre les balcons et les corniches en touches délicates de lumière oblique, sans parvenir jusqu au sol.

Mon père s arrêta devant un portail en bois sculpté, noirci par le temps et l humidité. Las farolas de las Ramblas dibujaban una avenida de vapor, parpadeando al tiempo que la ciudad se desperezaba y se desprendía de su disfraz de acuarela.

Al llegar a la calle Arco del Teatro nos aventuramos camino del Raval bajo la arcada que prometía una bóveda de bruma azul. La claridad del amanecer se filtraba desde balcones y cornisas en soplos de luz sesgada que no llegaban a rozar el suelo. Finalmente, mi padre se detuvo frente a un portón de madera labrada ennegrecido por el tiempo y la humedad. Daniel, ce que tu vas voir aujourd hui, tu ne 30 Daniel, lo que vas a ver hoy no se lo dois en parler à personne.

Pas même à ton ami puedes contar a nadie. Un petit homme au visage d oiseau de proie et aux cheveux argentes ouvrit le portail. Son regard d aigle se posa sur moi, impénétrable. Un hombrecillo con rasgos de ave rapaz y cabellera plateada nos abrió la puerta.

Su mirada aguileña se posó en mí, impenetrable. Voici mon fils Daniel, Buenos días, Isaac. Éste es mi hijo Daniel annonça mon père. Il va sur ses onze ans et anunció mi padre. Ya tiene l âge de connaître ce lieu. Le nommé Isaac eut un léger geste d assentiment pour nous inviter à entrer.

Une pénombre bleutée régnait à l intérieur, laissant tout juste entrevoir les formes d un escalier de marbre et d une galerie ornée de fresques représentant des anges et des créatures fantastiques.

Nous suivîmes le gardien dans le couloir du palais et débouchâmes dans une grande salle circulaire où une véritable basilique de ténèbres s étendait sous une 0 coupole percée de rais de lumière qui descendaient des hauteurs. Un labyrinthe de corridors et d étagères pleines de livres montait de la base au faîte, en dessinant une succession compliquée de tunnels, d escaliers, de plates-formes et de passerelles qui laissaient deviner la géométrie impossible d une gigantesque bibliothèque.

Je regardai mon père, interloqué. Il me sourit en clignant de l oeil. Bienvenue, Daniel, dans le Cimetière des Livres Oubliés. Çà et là, le long des passages et sur les plates-formes de la bibliothèque, se profilaient une douzaine de silhouettes. Quelques-unes se 6 retournèrent pour nous saluer de loin, et je reconnus les visages de plusieurs collègues de mon père dans la confrérie des libraires d ancien.

A mes yeux de dix ans, ces personnages se présentaient comme une société secrète d alchimistes conspirant à l insu du 70 monde. Mon père s agenouilla près de moi et, me regardant dans les yeux, me parla de cette voix douce des promesses et des confidences. Ce lieu est un mystère, Daniel, un sanctuaire.

L âme de celui qui l a écrit, et l âme de ceux qui l ont lu, ont vécu et rêvé avec lui. Chaque fois qu un livre change de mains, que quelqu un promène son regard sur ses pages, son esprit grandit et devient 80 plus fort. Quand mon père m a amené ici pour la première fois, il y a de cela bien des années, ce lieu existait déjà depuis longtemps. Aussi longtemps, peut-être, que la ville elle-même. Personne ne sait exactement depuis quand il existe, ou qui l a crée. Je 8 te répéterai ce que mon père m a dit.

Quand une bibliothèque disparaît, quand un livre se perd dans l oubli, nous qui connaissons cet endroit et en sommes les gardiens, nous faisons en sorte qu il arrive ici. Dans ce lieu, les livres dont personne ne se 90 souvient, qui se sont évanouis avec le temps, continuent de vivre en attendant de parvenir un jour entre les mains d un nouveau lecteur, d atteindre un nouvel esprit. Dans la boutique, nous vendons et achetons les livres, mais en réalité ils n ont pas de 9 maîtres. Chaque ouvrage que tu vois ici a été le meilleur ami de quelqu un.

Aujourd hui, ils n ont plus que nous, Daniel. Tu crois que tu vas pouvoir garder ce secret? El tal Isaac nos invitó a pasar con un leve asentimiento. Miré a mi padre, boquiabierto. Salpicando los pasillos y plataformas de la biblioteca se perfilaban una docena de figuras.

Algunas de ellas se volvieron a saludar desde lejos, y reconocí los rostros de diversos colegas de mi padre en el gremio de libreros de viejo. A mis ojos de diez años, aquellos individuos aparecían como una cofradía secreta de alquimistas conspirando a espaldas del mundo. Mi padre se arrodilló junto a mí y, sosteniéndome la mirada, me habló con esa voz leve de las promesas y las confidencias.

Este lugar es un misterio, Daniel, un santuario. Cada libro, cada tomo que ves, tiene alma. El alma de quien lo escribió, y el alma de quienes lo leyeron y vivieron y soñaron con él. Hace ya muchos años, cuando mi padre me trajo por primera vez aquí, este lugar ya era viejo. Te diré lo que mi padre me dijo a mí. Cuando una biblioteca desaparece, cuando una librería cierra sus puertas, cuando un libro se pierde en el olvido, los que conocemos este lugar, los guardianes, nos aseguramos de que llegue aquí.

En la tienda nosotros los vendemos y los compramos, pero en realidad los libros no tienen dueño. Cada libro que ves aquí ha sido el mejor amigo de alguien.

Ahora sólo nos tienen a nosotros, Daniel. Crees que vas a poder guardar este secreto? Night watchmen still lingered in the misty streets when we stepped out of the front door.

The lamps along the Ramblas marked out an avenue in the early morning haze as the city awoke, like a watercolour slowly coming to life. When we reached Calle Arco del Teatro, we continued through its arch toward the Raval quarter, entering a vault of blue haze. I followed my father through that narrow lane, more of a scar than a street, until the glimmer of the Ramblas faded behind us. The brightness of dawn filtered down from balconies and cornices in streaks of slanting light that dissolved before touching the ground.

At last my father stopped in front of a large door of carved wood, blackened by time and humidity. Before us loomed what to my eyes seemed the carcass of a palace, a place of echoes and shadows. Daniel, you mustn t tell anyone what you re about to see today.

A smallish man with vulturine features framed by thick grey hair opened the door. His impenetrable aquiline gaze rested on mine. This is my son, Daniel, my father announced. He ll be eleven soon, and one day the shop will be his. It s time he knew this place. The man called Isaac nodded and invited us in.

A blue-tinted gloom obscured the sinuous contours of a marble staircase and a gallery of frescoes peopled with angels and fabulous creatures. We followed our host through a palatial corridor and arrived at a sprawling round hall where a spiralling basilica of shadows was pierced by shafts of light from a high glass dome above us.

A labyrinth of passageways and crammed bookshelves rose from base to pinnacle like a beehive, woven with tunnels, steps, platforms and bridges that presaged an immense library of seemingly impossible geometry. I looked at my father, stunned. He smiled at me and winked. Welcome to the Cemetery of Forgotten Books, Daniel. Scattered among the library s corridors and platforms I could make out about a dozen human figures.

Some of them turned to greet me from afar, and I recognized the faces of various colleagues of my father s, fellows of the secondhand-booksellers guild. To my tenyear-old eyes, they looked like a brotherhood of alchemists in furtive study. My father knelt next to me and, with his eyes fixed on mine, addressed me in the hushed voice he reserved for promises and secrets.

This is a place of mystery, Daniel, a sanctuary. Every book, every volume you see here, has a soul. The soul of the person who wrote it and of those who read it and lived and dreamed with it. Every time a book changes hands, every time someone runs his eyes down its pages, its spirit grows and strengthens. This place was already ancient when my father brought me here for the first time, many years ago.

Perhaps as old as the city itself. Nobody knows for certain how long it has existed, or who created it. I will tell you what my father told me, though. When a library disappears, or a bookshop closes down, when a book is consigned to oblivion, those of us who know this place, its guardians, make sure that it gets here. In this place, books no longer remembered by anyone, books that are lost in time, live forever, waiting for the day when they will reach a new reader s hands. In the shop we buy and sell them, but in truth books have no owner.

Every book you here has been somebody s best friend. Now they only have us, Daniel. Do you think you ll be able to keep such a secret? Per strada si udivano solo i passi di qualche guardia notturna. I lampioni delle ramblas impallidivano accompagnando il pigro risveglio della città, pronta a disfarsi della sua maschera di colori slavati. All altezza di calle Arco del Teatro svoltammo in direzione del Raval, passando sotto l arcata avvolta nella foschia, e percorremmo quella stradina simile a una cicatrice, allontanandoci dalle luci delle ramblas mentre il chiarore dell alba cominciava a disegnare í contorni dei balconi e dei cornicioni delle case.

Di fronte a noi si ergeva quella che a me parve la carcassa di un palazzo, un mausoleo di echi e di ombre. Ha l età giusta per conoscere questo posto. Dall atrio, immerso in una penombra azzurrina, si intravedevano uno scalone di marmo e un corridoio affrescato con figure di angeli e di creature fantastiche. Seguimmo il guardiano fino a un ampio salone circolare sovrastato da una cupola da cui scendevano lame di luce. Era un tempio tenebroso, un labirinto di ballatoi con scaffali altissimi zeppi di libri, un enorme alveare percorso da tunnel, scalinate, piattaforme e impalcature: Guardai mio padre a bocca aperta e lui mi sorrise ammiccando.

Alcune si voltarono per salutarci: Ai miei occhi di bambino, erano una confraternita di alchimisti che cospirava all insaputa del mondo. Ogni libro, ogni volume che vedi possiede un anima, l anima di chi lo ha scritto e di coloro che lo hanno letto, di chi ha vissuto e di chi ha sognato grazie a esso. Ogni volta che un libro cambia proprietario, ogni volta che un nuovo sguardo ne sfiora le pagine, il suo spirito acquista forza.

Nessuno sa con certezza da quanto tempo esista o chi l abbia creato. Ti posso solo ripetere quello che mi disse mio padre: E qui i libri che più nessuno ricorda, i libri perduti nel tempo, vivono per sempre, in attesa del giorno in cui potranno tornare nelle mani di un nuovo lettore, di un nuovo spirito.

Noi li vendiamo e li compriamo, ma in realtà i libri non ci appartengono mai. Ognuno di questi libri è stato il miglior amico di qualcuno. Adesso hanno soltanto noi, Daniel. Pensi di poter mantenere il segreto?

J acquiesçai et mon père sourit. Mi mirada se perdió en la inmensidad de aquel lugar, en su luz encantada. Asentí y mi padre sonrió. My gaze was lost in the immensity of the place and its sorcery of light. I nodded, and my father smiled.

Annuii e mio padre sorrise. Et tu sais le meilleur? Y sabes lo mejor? And do you know the best thing about it? I shook my head. Scossi la testa in silenzio. Es una promesa muy importante. De por vida Aujourd hui, c est ton tour.

Hoy es tu turno. Durant presque une demi-heure, je déambulai dans les mystères de ce labyrinthe qui sentait le vieux papier, la poussière et la magie. Je laissai ma main frôler les rangées de reliures exposées, en essayant d en choisir une.

J hésitai parmi les titres à demi effacés par le temps, les mots dans des langues que je reconnaissais et des dizaines d autres que j étais incapable de cataloguer. Je parcourus des corridors et des galeries en spirale, peuplés de milliers de volumes qui semblaient en savoir davantage sur moi que je n en 2 savais sur eux. Bientôt, l idée s empara de moi qu un univers infini à explorer s ouvrait derrière chaque couverture tandis qu au-delà de ces murs le monde laissait s écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n avoir pas à regarder 30 beaucoup plus loin que son nombril.

Est-ce à cause de cette pensée, ou bien du hasard ou de son proche parent qui se pavane sous le nom de destin, toujours est-il que, tout d un coup, je sus que j avais déjà choisi le livre que je devais adopter. Ou peut-être devrais-je dire 3 le livre qui m avait adopté.

Il se tenait timidement à l extrémité d un rayon, relié en cuir lie-de-vin, chuchotant son titre en caractères dores qui luisaient à la lumière distillée du haut de la coupole. Je m approchai de lui et caressai les mots du bout des doigts, en lisant en silence 1 Por espacio de casi media hora deambulé entre los entresijos de aquel laberinto que olía a papel viejo, a polvo y a magia. Dejé que mi mano rozase las avenidas de lomos expuestos, tentando mi elección.

Atisbé, entre los títulos desdibujados por el tiempo, palabras en lenguas que reconocía y decenas de otras que era incapaz de catalogar. Me acerqué hasta él y acaricié las palabras con la yema de los dedos, leyendo en silencio. According to tradition, the first time someone visits this place, he must choose a book, whichever he wants, and adopt it, making sure that it will never disappear, that it will always stay alive.

It s a very important promise. For life, explained my father. Today it s your turn. For almost half an hour, I wandered within the winding labyrinth, breathing in the smell of old paper and dust. I let my hand brush across the avenues of exposed spines, musing over what my choice would be. Among the titles faded by age, I could make out words in familiar languages and others I couldn t identify.

I roamed through galleries filled with hundreds, thousands of volumes. After a while it occurred to me that between the covers of each of those books lay a boundless universe waiting to be discovered, while beyond those walls, in the outside world, people allowed life to pass by in afternoons of football and radio soaps, content to do little more than gaze at their navels.

It might have been that notion, or just chance, or its more flamboyant relative, destiny, but at that precise moment, I knew I had already chosen the book I was going to adopt, or that was going to adopt me. It stood out timidly on one corner of a shelf, bound in wine-coloured leather. The gold letters of its title gleamed in the light bleeding from the dome above. I drew near and caressed them with the tips of my fingers, reading to myself.

Lasciai che la mia mano sfiorasse il dorso dei libri disposti in lunghe file sugli scaffali, affidando la mia scelta al tatto. Tra titoli ormai illeggibili, scoloriti dal tempo, notai parole in lingue conosciute e in decine d altre che non riuscivo a identificare.

Vagai lungo gallerie e ballatoi riempiti da centinaia, migliaia di volumi che davano l impressione di sapere di me molto più di quanto io sapessi di loro. Non so dire se dipese da queste riflessioni, dal caso o dal suo parente nobile, il destino, ma in quell istante ebbi la certezza di aver trovato il libro che avrei adottato, o meglio, il libro che avrebbe adottato me.

Sporgeva timidamente da un ripiano, rilegato in pelle color vinaccia, col titolo impresso sul dorso a caratteri dorati. Accarezzai quelle parole e le lessi in silenzio. La décision était prise. Je pris le livre avec les plus grandes précautions et le 0 feuilletai, en faisant voleter les pages.

Libéré de sa geôle, il laissa échapper un nuage de poussière dorée. Satisfait de mon choix, je rebroussai chemin dans le labyrinthe, le volume sous le bras, le sourire aux lèvres. Peut-être avais-je été ensorcelé par l atmosphère magique du lieu, mais j avais la certitude que ce livre m avait attendu pendant des années, probablement bien avant ma naissance. La decisión estaba tomada.

Liberado de su celda en el estante, el libro exhaló una nube de polvo dorado. Satisfecho con mi elección, rehíce mis pasos en el laberinto portando mi libro bajo el brazo con una sonrisa impresa en los labios. Antes de darme nouvel ami. Avant même d avoir pu m en rendre cuenta, me había caído dentro sin remedio. La novela compte, je me retrouvai dedans, sans espoir de 6 relataba la historia de un hombre en busca de su ver- retour.

A medida que avanzaba, la estructura del relato empezó a re- A mesure que j avançais, la structure du récit 7 commença de me rappeler une de ces poupées russes cordarme a una de esas muñecas rusas que contienen qui contiennent, quand on les ouvre, d innombrables innumerables miniaturas de sí mismas en su interior.

Pas Paso a paso, la narración se descomponía en mil historias, à pas, le récit se démultipliait en mille histoires, como si el relato hubiese penetrado en una ga- comme s il était entré dans une galerie des glaces 80 lería de espejos y su identidad se escindiera en doce- où son identité se scindait en des douzaines de reflets nas de reflejos diferentes y al tiempo uno solo. Los différents qui, pourtant, étaient toujours le même. Pris par le récit, c est à peine si j entendis las campanadas de medianoche en la catedral au loin les cloches de la cathédrale sonner minuit.

Me tendí en la penumbra azulada del j écoutai les rumeurs de la ville endormie couler 9 alba con el libro sobre el pecho y escuché el rumor de goutte à goutte sur les toits tachetés de pourpre. Le sommeil et l épuisement frappaient à ma porte, mais je refusai de me rendre. Je ne voulais pas perdre la magie du récit ni dire tout de suite adieu à ses personnages.

El sueño y la fatiga llamaban a mi puerta, pero me resistí a rendirme. No quería perder el hechizo de la historia ni todavía decir adiós a sus personajes. The decision had been taken. I took the book down with great care and leafed through the pages, letting them flutter. Once liberated from its prison on the shelf, it shed a cloud of golden dust. Pleased with my choice, I tucked it under my arm and retraced my steps through the labyrinth, a smile on my lips. Perhaps the bewitching atmosphere of the place had got the better of me, but I felt sure that The Shadow of the Wind had been waiting there for me for years, probably since before I was born.

That afternoon, back in the apartment on Calle Santa Ana, I barricaded myself in my room to read the first few lines. Before I knew what was happening, I had fallen right into it. The novel told the story of a man in search of his real father, whom he had never known and whose existence was only revealed to him by his mother on her deathbed. The story of that quest became a ghostly odyssey in which the protagonist struggled to recover his lost youth, and in which the shadow of a cursed love slowly surfaced to haunt him until his dying breath.

As it unfolded, the structure of the story began to remind me of one of those Russian dolls that contain innumerable diminishing replicas of itself inside. Step by step the narrative split into a thousand stories, as if it had entered a gallery of mirrors, its identity fragmented into endless reflections.

The minutes and hours glided by as in a dream. When the cathedral bells tolled midnight, I barely heard them. Under the warm light cast by the reading lamp, I was plunged into a new world of images and sensations peopled by characters who seemed as real to me as my surroundings.

Page after page I let the spell of the story and its world take me over, until the breath of dawn touched my window and my tired eyes slid over the last page. I lay in the bluish half-light with the book on my chest and listened to the murmur of the sleeping city. My eyes began to close, but I resisted.

I did not want to lose the story s spell or bid farewell to its characters just yet. Non conoscevo né il titolo né l autore, ma non mi importava. Era una decisione irrevocabile, da entrambe le parti.

Presi il libro e lo sfogliai con cautela: Soddisfatto della scelta, tornai sui miei passi ripercorrendo il labirinto con il volume sottobraccio e un sorriso sulle labbra. Forse l atmosfera magica di quel luogo mi aveva contagiato, ma ebbi la strana sensazione che quel libro mi avesse atteso per anni, probabilmente da prima che nascessi. Quel pomeriggio mi rifugiai in camera mia per fare conoscenza col nuovo amico. Era la vicenda di un uomo che cercava il suo vero padre, di cui aveva appreso l esistenza solo grazie alle parole pronunciate dalla madre in punto di morte.

Il racconto di quella ricerca si trasformava in un odissea fantasmagorica: La struttura del romanzo mi ricordava una di quelle bambole russe che racchiudono varie riproduzioni di se stesse in miniatura; la narrazione si frammentava in mille storie, come se il racconto fosse entrato in una galleria di specchi e si fosse scisso in una miriade di riflessi, pur mantenendo la sua unità. Molte ore più tardi, udii i rintocchi della mezzanotte dal campanile della cattedrale.

Pagina dopo pagina, mi lasciai trascinare in un turbine di emozioni sconosciute, in un mondo misterioso e affascinante popolato da personaggi non meno reali dell aria che respiravo.

Solo allora mi sdraiai sul letto, il libro appoggiato sul petto, e ascoltai i suoni della città addormentata posarsi sui tetti screziati di porpora. Il sonno e la stanchezza bussavano alla porta, ma io resistetti. Non volevo abbandonare la magia di quella storia né, per il momento, dire addio ai suoi protagonisti. Ces premières images, l écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard - et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d univers nous découvrons - nous reviendrons un jour.

Pour moi, ces pages ensorcelées seront toujours celles que j ai rencontrées dans les galeries du Cimetière des Livres Oubliés. Those first images, the echo of words we think we have left behind, accompany us throughout our lives and sculpt a palace in our memory to which, sooner or later - no matter how many books we read, how many worlds we discover, or how much we learn or forget - we will return. For me those enchanted pages will always be the ones I found among the passageways of the Cemetery of Forgotten Books.

Un giorno sentii dire a un cliente della libreria che poche cose impressionano un lettore quanto il primo libro capace di toccargli il cuore. L eco di parole che crediamo dimenticate ci accompagna per tutta la vita ed erige nella nostra memoria un palazzo al quale - non importa quanti altri libri leggeremo, quante cose apprenderemo o dimenticheremo - prima o poi faremo ritorno.

Per me, quel libro sarà sempre il romanzo che avevo salvato dagli oscuri corridoi del Cimitero dei Libri Dimenticati. Au réveil, je n eus rien de plus pressé que de vouloir faire partager l existence du Cimetière des Livres Oubliés à mon meilleur ami.

Rêvant éveillé, je nous imaginais, lui et moi, équipes de lanternes et de boussoles, partant dévoiler les secrets de cette 3 catacombe bibliographique. Puis, me souvenant de ma promesse, je décidai que les circonstances conseillaient ce que les romans policiers appelaient un autre modus operandi.

Mon plan était de mettre la main sur toute l oeuvre et de la lire de bout en bout en moins d une semaine. Intrigué, il inspecta l achevé d imprimer. D après ce que je lis, ce volume fait partie d une édition à deux mille cinq cents exemplaires publiée à Barcelone par la maison Cabestany en décembre Un secreto vale lo que aquellos de quienes tenemos que guardarlo. Al despertar, mi primer impulso fue hacer partícipe de la existencia del Cementerio de los Libros Olvidados a mi mejor amigo.

Luego, recordando mi promesa, decidí que las circunstancias aconsejaban lo que en las novelas de intriga policial se denominaba otro modus operandi. Mi plan era hacerme con todas sus obras y leérmelas de cabo a rabo en menos de una semana. A secret s worth depends on the people from whom it must be kept.

My first thought on waking was to tell my best friend about the Cemetery of Forgotten Books. Tomas Aguilar was a classmate who devoted his free time and his talent to the invention of wonderfully ingenious but bizarre contraptions such as the aerostatic dart or the dynamo spinning top.

I pictured us both, equipped with torches and compasses, uncovering the mysteries of those bibliographic catacombs. Who better than Tomas to share my secret? Then, remembering my promise, I decided that circumstances advised me to adopt what in detective novels is termed a different modus operandi. My plan was to get my hands on the complete works and read them all by the end of the week. Intrigued, he examined the printing history on the back of the title page for clues.

It says here that this copy is part of an edition of two thousand five hundred printed in Barcelona by Cabestany Editores, in June Un segreto conta quanto coloro da cui dobbiamo proteggerlo. Il mio primo impulso, appena mi svegliai, fu di correre a confidare al mio migliore amico l esistenza del Cimitero dei Libri Dimenticati. Con chi altri avrei potuto condividere quel segreto? Tuttavia, fedele alla parola data, decisi di ricorrere a quello che i romanzi polizieschi definivano un diverso modus operandi.

Intendevo procurarmi altre opere dell autore e leggermele tutte nel giro di una settimana. Do you know the publishing house? Mais ce Cerró hace años. Pero la edición n est pas la première édition, qui est de 60 original no es ésta, sino otra de noviembre novembre de la même année, et imprimée à del mismo año, pero impresa en Pa- Paris Ça ne me dit rien.

Alors ce livre est une traduction? Ce n est pas indiqué. Pour autant qu on puisse en juger, le texte est original. Un livre en espagnol, publie d abord en France? No menciona que lo sea. Por lo que aquí se ve, el texto es original.

Un libro en castellano, editado primero en Francia? Barceló pourra 7 corren adujo mi padre. A lo mejor Barceló nos peut-être nous aider. Gustavo Barceló était un vieux collègue de Gustavo Barceló era un viejo colega de mi mon père, propriétaire d une librairie caverneuse padre, dueño de una librería cavernosa en la dans la rue Fernando. La fleur de la corporation 80 calle Fernando que capitaneaba la flor y nata des libraires d ancien le considérait comme son del gremio de libreros de viejo.

Bien que natif de la localité de Caldas 8 Barceló sostenía que en su linaje había un lejano de Montbuy, Barceló excipait d une lointaine parentesco con lord Byron, pese a que él parente avec lord Byron. Peut-être dans le but de era natural de la localidad de Caldas de faire ressortir ce lien, il était toujours habille à la Montbuy.

En réalité, la seule parente ni en la intimidad del retrete. D après mon père, Gustavo vivait, sur finales del siglo xix. Amaba los libros sin reserva y, aun- It closed down years ago. But, wait, this is not the original. The first edition came out in November of , but was printed in Paris Doesn t ring a bell.

So is this a translation? From what I can see, the text must be the original one. A book in Spanish, first published in France? It s not that unusual, not in times like these, my father put in. Perhaps Barceló can help us Gustavo Barceló was an old colleague of my father s who now owned a cavernous establishment on Calle Fernando with a commanding position in the city s secondhandbook trade.

Perpetually affixed to his mouth was an unlit pipe that impregnated his person with the aroma of a Persian market. He liked to describe himself as the last romantic, and he was not above claiming that a remote line in his ancestry led directly to Lord Byron himself. As if to prove this connection, Barceló fashioned his wardrobe in the style of a nineteenth-century dandy.

His casual attire consisted of a cravat, white patent leather shoes, and a plain glass monocle that, according to malicious gossip, he did not remove even in the intimacy of the lavatory. Flights of fancy aside, the most significant relative in his lineage was his begetter, an industrialist who had become fabulously wealthy by questionable means at the end of the nineteenth century.

A prima vista non sembrerebbe. Teneva sempre in bocca una pipa spenta che effondeva nell aria aromi orientali e amava definirsi l ultimo dei romantici. Barceló si vantava di essere un lontano discendente di lord Byron, benché fosse originario di Caldas de Montbuy, e forse per sottolineare questo fatto vestiva come un dandy dell Ottocento, sfoggiando foulard di seta, scarpe di vernice bianca e un inutile monocolo che a detta delle malelingue non si toglieva neppure quando andava al cesso.

In realtà, il suo unico consanguineo di un certo peso era suo padre, un industriale arricchitosi con mezzi più o meno leciti alla fine del secolo precedente. Mio padre mi disse che Gustavo Barceló avrebbe potuto vivere di rendita e che per lui la libreria era più che altro passione.

Amava i libri più della sua vita. Ces particularités mises à part, Barceló possédait une mémoire d éléphant, et était d une pédanterie qui éclatait dans toute sa personne; mais si quelqu un s y connaissait en livres bizarres, c était bien lui. Cette après-midi-là, après avoir fermé la librairie, mon père suggéra de faire quelques pas en direction du café Els Quatre Gats - Les Quatre Chats -, rue Montsió, où Barceló et ses compères se réunissaient pour discuter poètes maudits, 1 langues mortes et chefs-d oeuvre abandonnés à la merci des mites.

Els Quatre Gats, à une portée de lance-pierres de chez nous, était un des endroits de Barcelone que je préférais. C était là que mes parents s étaient connus en , et j attribuais en partie mon billet de passage en ce monde au charme de ce vieux café. Des dragons de pierre gardaient l entrée rencognée dans un carrefour sombre, et ses becs de gaz 2 figeaient le temps et les souvenirs. A l intérieur, les gens se diluaient dans les échos d autres époques.

Là, le premier venu pouvait se sentir pendant quelques instants une figure historique pour le prix d un panaché. Al margen de estas peculiaridades, Barceló poseía una memoria de elefante y una pedantería que no desmerecía en porte o sonoridad, pero si alguien sabía de libros extraños, era él.

Els Quatre Gats quedaba a tiro de piedra de casa y era uno de mis rincones predilectos de toda Barcelona. Allí se habían conocido mis padres en el año 32, y yo atribuía en parte mi billete de ida por la vida al encanto de aquel viejo café. Dragones de piedra custodiaban la fachada enclavada en un cruce de sombras y sus farolas de gas congelaban el tiempo y los recuerdos. En el interior, las gentes se fundían con los ecos de otras épocas. Allí, cualquier pelagatos podía sentirse por unos instantes figura histórica por el precio de un cortado.

Tiens, voilà Sempere, s exclama Barceló en 3 Hombre, Sempere proclamó Barceló al voyant entrer mon père, l enfant prodigue. Qu est-ce ver entrar a mi padre, el hijo pródigo. A qué se qui nous vaut cet honneur? Dans ce cas, venez vous asseoir avec nous, il faut fêter ce jour de gloire, clama Barceló.

He loved books unreservedly, and - although he denied this categorically - if someone stepped into his bookshop and fell in love with a tome he could not afford, Barceló would lower its price, or even give it away, if he felt that the buyer was a serious reader and not an accidental browser. Barceló also boasted an elephantine memory allied to a pedantry that matched his demeanour and the sonority of his voice.

If anyone knew about odd books, it was he. That afternoon, after closing the shop, my father suggested that we stroll along to the Els Quatre Gats, a cafe on Calle Montsio, where Barceló and his bibliophile knights of the round table gathered to discuss the finer points of decadent poets, dead languages, and neglected, moth-ridden masterpieces.

Els Quatre Gats was just a fiveminute walk from our house and one of my favourite haunts. My parents had met there in , and I attributed my oneway ticket into this world in part to the old cafe s charms. Stone dragons guarded a lamplit facade. Inside, voices seemed to echo with shadows of other times. There any poor devil could pass for a historical figure for the price of a small coffee.

Sempere, old man, proclaimed Barceló when he saw my father come in. Hail the prodigal son. To what do we owe the honour? You owe the honour to my son, Daniel, Don Gustavo. He s just made a discovery.

Well, then, pray come and sit down with us, for we must celebrate this ephemeral event, he announced. Inoltre, Barceló possedeva una memoria da elefante ed era di una pedanteria insopportabile, ma nel suo campo era un autorità. Quel pomeriggio, dopo aver chiuso il negozio, mio padre mi propose di passare dal caffè Els Quatre Gats, in calle Montsió, dove Barceló e il suo cenacolo si riunivano a dissertare di poeti maledetti, lingue morte e capolavori abbandonati al lavorio dei tarli.

Els Quatre Gats si trovava a due passi da casa nostra ed era uno dei posti di Barcellona che amavo di più. Draghi di pietra vigilavano l entrata, illuminata da vetusti lampioni a gas.

All interno si respirava l aria di un altra epoca. In quel locale, anche un pezzente poteva sentirsi protagonista della Storia al modico prezzo di un caffè.

Non possiamo non celebrare questa effemeride. Ne dis rien, 0 sinon tu vas l encourager. I whispered to my father. Barceló can only express himself in frilly words, my father whispered back. Don t say anything, or he ll get carried away. Quel âge a ce jouvenceau? Qué edad tiene el mozalbete? The lesser members of the coterie made room for us in their circle, and Barceló, who enjoyed flaunting his generosity in public, insisted on treating us.

How old is the lad? Almost eleven, I announced. I suoi discepoli ci fecero posto e Barceló, che ci teneva a mostrarsi munifico, insistette per offrirci qualcosa. Barceló m adressa un sourire farceur. Barceló me sonrió, socarrón. Barceló flashed a sly smile. Ne te rajoute pas des années, vaurien, la vie s en chargera bien assez tôt. Un murmure d approbation parcourut Varios de los contertulios murmuraron su asentimiento.

Barceló fit signe qu il voulait passer Barceló hizo señas a un camarero con commande à un serveur qui semblait sur le point 70 aspecto inminente de ser declarado monumento d être déclare monument historique.

Un cognac pour mon ami Sempere, et du Un coñac para mi amigo Sempere, del bon. Et pour le rejeton, une meringue à la crème, bueno, y para el retoño una leche merengada, il a besoin de grandir. Ah, et apportez-nous un 7 que tiene que crecer. Ah, y traiga unos peu de jambon, mais pas comme l autre, hein? Le garçon acquiesça et partit en traînant les pieds, et son âme avec. Vous vous rendez compte? Ce n est pas étonnant qu on ne trouve pas Cómo va a haber trabajo?

Si en de travail, dans un pays où les gens ne prennent jamais 8 este país no se jubila la gente ni después leur retraite, même après la mort? C est de muerta. Mire usted al Cid. Si es que sans espoir. Barceló tira sur sa pipe éteinte, scrutant Barceló saboreó su pipa apagada, su mirada de son regard perçant le livre que j avais dans 90 aguileña escrutando con interés el libro que yo les mains.

Malgré ses manières de cabotin et sostenía en las manos. Voyons, dit Barceló en feignant l indifférence. Qu est-ce que vous m apportez? Qué me traen ustedes? J adressai un regard à mon père. Celui-ci fit un Le dirigí una mirada a mi padre. Le libraire le prit d une main experte.

Sus dedos de In other words, ten. Don t add on any years, you rascal. Life will see to that without your help. A few of his chums grumbled in assent. Barceló signalled to a waiter of such remarkable decreptitude that he looked as if he should be declared a national landmark. A cognac for my friend Sempere, from the good bottle, and a cinnamon milkshake for the young one - he s a growing boy. And bring us some bits of ham, but spare us the delicacies you brought us earlier, eh?

If we fancy rubber, we ll call for Pirelli tyres. The waiter nodded and left, dragging his feet. I hate to bring up the subject, Barceló said, but how can there be jobs? In this country nobody ever retires, not even after they re dead. Just look at El Cid. I tell you, we re a hopeless case. He sucked on his cold pipe, eyes already scanning the book in my hands. Despite his pretentious facade and his verbosity, Barceló could smell good prey the way a wolf scents blood.

Let me see, he said, feigning disinterest. What have we here? I glanced at my father. Without further ado, I handed Barceló the book. Non aumentarti l età, marmocchio, ci pensa già la vita. Ah, porti anche degli assaggini di prosciutto, ma non come quelli di prima, chiaro? Il cameriere si diresse verso il bancone strascicando i piedi. Non c è niente da fare. Nonostante quei modi da istrione, Barceló fiutava una buona preda come un lupo l odore del sangue. Senza esitare, diedi il libro a Barceló.

Un sourire florentin aux lèvres, il repéra la page des références éditoriales et l inspecta pendant une longue minute. Les autres l observaient en silence, comme s ils attendaient un miracle ou la permission de reprendre leur respiration. Intéressant, murmura-t-il, d un air impénétrable. Je tendis la main pour récupérer le livre.

Barceló haussa les sourcils, mais me le rendit avec un rictus glacial. Où l as-tu trouve, gamin? C est un secret, répliquai-je, en sachant que mon père devait sourire en son for intérieur. Interesante murmuró con tono impenetrable. Tendí de nuevo mi mano para recuperar el libro. Barceló arqueó las cejas, pero me lo devolvió con una sonrisa glacial. Dónde lo has encontrado, chavalín? Es un secreto repliqué, sabiendo que mi padre debía de estar sonriendo por dentro. Barceló frunció el ceño y desvió la mirada hacia mi padre.

Mon cher Sempere, parce que c est vous, en Amigo Sempere, porque es usted y por raison de toute l estime que je vous porte et en todo el aprecio que le tengo y en honor a la l honneur de la longue et profonde amitié qui nous 2 larga y profunda amistad que nos une como unit comme des frères, disons deux cents pesetas et a hermanos, dejémoslo en cuarenta duros y n en parlons plus. C est avec mon fils que vous devez discuter, fit remarquer mon père.

Le livre est à lui. Eso lo va a tener que discutir con mi hijo adujo mi padre. El libro es suyo. His pianist s fingers quickly explored its texture, consistency, and condition. He located the page with the publication and printer s notices and studied it with Holmesian flair. The rest of us watched in silence, as if awaiting a miracle, or permission to breathe again.

Interesting, he murmured in an inscrutable tone. I held out my hand to recover the book. Barceló arched his eyebrows but gave it back with an icy smile. Where did you find it, young man? It s a secret, I answered, knowing that my father would be smiling to himself.

Barceló frowned and looked at my father. Sempere, my dearest old friend, because it s you and because of the high esteem I hold you in and in honour of the long and profound friendship that unites us like brothers, let s call it at forty duros, end of story.

You ll have to discuss that with my son, my father pointed out. The book is his. Gli astanti lo osservavano in religioso silenzio, come in attesa di un miracolo. Barceló me ofreció una sonrisa lobuna. Barceló granted me a wolfish smile.

Barceló mi rivolse uno sguardo da predatore. Qu en dis-tu, mon mignon? Deux cents pesetas, Qué me dices, muchachete? Sempere, ce n est pas mal pour une première vente Sempere, ce 3 garçon fera son chemin dans le métier.

L assistance eut un rire complaisant. Barceló me regarda d un air affable en sortant son portefeuille en cuir. Il compta les deux cents pesetas qui, à l époque, représentaient une fortune, et me les tendit. Je me bornai à refuser sans rien dire. Barceló fronça les sourcils. Los contertulios le rieron la gracia.

Barceló me miró [21] complacido, sacando su billetero de piel. Contó los cuarenta duros, que para aquel entonces eran toda una fortuna, y me los tendió. Yo me limité a negar en silencio. Barceló frunció el ceño. Sais-tu bien que la cupidité est un 4 péché mortel? Bon, trois cents pesetas, Mira que la codicia es pecado mortal de necesidad, eh? Venga, sesenta et tu t ouvres un livret de caisse duros y te abres una cartilla de aho- d épargne, vu qu à ton âge il est bon de rro, que a tu edad ya hay que pensar en el penser à l avenir.

Barceló lança un regard courroucé à mon père à travers son monocle. Inutile de me demander, dit ce dernier. Je ne suis ici que pour l accompagner. Barceló le lanzó una mirada airada a mi padre a través de su monóculo. A mí no me mire dijo mi padre. Yo aquí sólo vengo de acompañante. What do you say, laddie? Forty duros isn t bad for a first sale Sempere, this boy of yours will make a name for himself in the business. The choir cheered his remark.

Barceló gave me a triumphant look and pulled out his leather wallet. He ceremoniously counted out two hundred pesetas, which in those days was quite a fortune, and handed them to me.

But I just shook my head. Dear boy, greed is most certainly an ugly, not to say mortal, sin. Call me crazy, but I ll raise that to sixty duros, and you can open a retirement fund. At your age you must start thinking of the future. I shook my head again. Barceló shot a poisonous look at my father through his monocle.

Don t look at me, said my father. I m only here as an escort. Duecento pesetas sono una bella sommetta per una prima vendita Sempere, suo figlio le farà concorrenza. Alla tua età bisogna cominciare a pensare al futuro.

Barceló suspiró y me observó detenidamente. Barceló sighed and peered at me closely. Alors, qu est-ce que tu veux, mon enfant? Let s see, junior. What is it you want? Barceló rit tout bas et remit son portefeuille dans sa poche, en reconsidérant son adversaire. Voyez-vous ça, un érudit! Mais dites-moi, Sempere, qu est-ce que vous lui donnez à bouffer, à ce garçon? Le libraire se pencha vers moi et, un instant, je crus distinguer dans son regard un respect qui n y était pas un moment plus tôt.

Nous allons passer un accord, me dit-il sur le ton de la confidence. Demain dimanche, dans l après-midi, tu viendras à la bibliothèque de l Ateneo et tu demanderas à me voir. C est du latin, petit. BRAND mickey and the beanstalk sort songs status. MODEL robe qr code acnl turn tech ernakulam.

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Ce n est pas étonnant qu on ne trouve pas Cómo va a haber trabajo? Si en de travail, dans un pays où les gens ne prennent jamais 8 este país no se jubila la gente ni después leur retraite, même après la mort?

C est de muerta. Mire usted al Cid. Si es que sans espoir. Barceló tira sur sa pipe éteinte, scrutant Barceló saboreó su pipa apagada, su mirada de son regard perçant le livre que j avais dans 90 aguileña escrutando con interés el libro que yo les mains. Malgré ses manières de cabotin et sostenía en las manos. Voyons, dit Barceló en feignant l indifférence. Qu est-ce que vous m apportez?

Qué me traen ustedes? J adressai un regard à mon père. Celui-ci fit un Le dirigí una mirada a mi padre. Le libraire le prit d une main experte. Sus dedos de In other words, ten. Don t add on any years, you rascal. Life will see to that without your help.

A few of his chums grumbled in assent. Barceló signalled to a waiter of such remarkable decreptitude that he looked as if he should be declared a national landmark. A cognac for my friend Sempere, from the good bottle, and a cinnamon milkshake for the young one - he s a growing boy. And bring us some bits of ham, but spare us the delicacies you brought us earlier, eh? If we fancy rubber, we ll call for Pirelli tyres.

The waiter nodded and left, dragging his feet. I hate to bring up the subject, Barceló said, but how can there be jobs? In this country nobody ever retires, not even after they re dead.

Just look at El Cid. I tell you, we re a hopeless case. He sucked on his cold pipe, eyes already scanning the book in my hands. Despite his pretentious facade and his verbosity, Barceló could smell good prey the way a wolf scents blood.

Let me see, he said, feigning disinterest. What have we here? I glanced at my father. Without further ado, I handed Barceló the book. Non aumentarti l età, marmocchio, ci pensa già la vita. Ah, porti anche degli assaggini di prosciutto, ma non come quelli di prima, chiaro? Il cameriere si diresse verso il bancone strascicando i piedi.

Non c è niente da fare. Nonostante quei modi da istrione, Barceló fiutava una buona preda come un lupo l odore del sangue. Senza esitare, diedi il libro a Barceló. Un sourire florentin aux lèvres, il repéra la page des références éditoriales et l inspecta pendant une longue minute. Les autres l observaient en silence, comme s ils attendaient un miracle ou la permission de reprendre leur respiration. Intéressant, murmura-t-il, d un air impénétrable. Je tendis la main pour récupérer le livre.

Barceló haussa les sourcils, mais me le rendit avec un rictus glacial. Où l as-tu trouve, gamin? C est un secret, répliquai-je, en sachant que mon père devait sourire en son for intérieur.

Interesante murmuró con tono impenetrable. Tendí de nuevo mi mano para recuperar el libro. Barceló arqueó las cejas, pero me lo devolvió con una sonrisa glacial. Dónde lo has encontrado, chavalín? Es un secreto repliqué, sabiendo que mi padre debía de estar sonriendo por dentro. Barceló frunció el ceño y desvió la mirada hacia mi padre.

Mon cher Sempere, parce que c est vous, en Amigo Sempere, porque es usted y por raison de toute l estime que je vous porte et en todo el aprecio que le tengo y en honor a la l honneur de la longue et profonde amitié qui nous 2 larga y profunda amistad que nos une como unit comme des frères, disons deux cents pesetas et a hermanos, dejémoslo en cuarenta duros y n en parlons plus.

C est avec mon fils que vous devez discuter, fit remarquer mon père. Le livre est à lui. Eso lo va a tener que discutir con mi hijo adujo mi padre. El libro es suyo. His pianist s fingers quickly explored its texture, consistency, and condition. He located the page with the publication and printer s notices and studied it with Holmesian flair.

The rest of us watched in silence, as if awaiting a miracle, or permission to breathe again. Interesting, he murmured in an inscrutable tone. I held out my hand to recover the book. Barceló arched his eyebrows but gave it back with an icy smile.

Where did you find it, young man? It s a secret, I answered, knowing that my father would be smiling to himself. Barceló frowned and looked at my father. Sempere, my dearest old friend, because it s you and because of the high esteem I hold you in and in honour of the long and profound friendship that unites us like brothers, let s call it at forty duros, end of story. You ll have to discuss that with my son, my father pointed out. The book is his.

Gli astanti lo osservavano in religioso silenzio, come in attesa di un miracolo. Barceló me ofreció una sonrisa lobuna. Barceló granted me a wolfish smile. Barceló mi rivolse uno sguardo da predatore. Qu en dis-tu, mon mignon? Deux cents pesetas, Qué me dices, muchachete? Sempere, ce n est pas mal pour une première vente Sempere, ce 3 garçon fera son chemin dans le métier.

L assistance eut un rire complaisant. Barceló me regarda d un air affable en sortant son portefeuille en cuir. Il compta les deux cents pesetas qui, à l époque, représentaient une fortune, et me les tendit. Je me bornai à refuser sans rien dire. Barceló fronça les sourcils.

Los contertulios le rieron la gracia. Barceló me miró [21] complacido, sacando su billetero de piel. Contó los cuarenta duros, que para aquel entonces eran toda una fortuna, y me los tendió.

Yo me limité a negar en silencio. Barceló frunció el ceño. Sais-tu bien que la cupidité est un 4 péché mortel? Bon, trois cents pesetas, Mira que la codicia es pecado mortal de necesidad, eh? Venga, sesenta et tu t ouvres un livret de caisse duros y te abres una cartilla de aho- d épargne, vu qu à ton âge il est bon de rro, que a tu edad ya hay que pensar en el penser à l avenir.

Barceló lança un regard courroucé à mon père à travers son monocle. Inutile de me demander, dit ce dernier. Je ne suis ici que pour l accompagner.

Barceló le lanzó una mirada airada a mi padre a través de su monóculo. A mí no me mire dijo mi padre. Yo aquí sólo vengo de acompañante. What do you say, laddie? Forty duros isn t bad for a first sale Sempere, this boy of yours will make a name for himself in the business. The choir cheered his remark. Barceló gave me a triumphant look and pulled out his leather wallet.

He ceremoniously counted out two hundred pesetas, which in those days was quite a fortune, and handed them to me. But I just shook my head. Dear boy, greed is most certainly an ugly, not to say mortal, sin. Call me crazy, but I ll raise that to sixty duros, and you can open a retirement fund. At your age you must start thinking of the future. I shook my head again. Barceló shot a poisonous look at my father through his monocle.

Don t look at me, said my father. I m only here as an escort. Duecento pesetas sono una bella sommetta per una prima vendita Sempere, suo figlio le farà concorrenza. Alla tua età bisogna cominciare a pensare al futuro. Barceló suspiró y me observó detenidamente. Barceló sighed and peered at me closely. Alors, qu est-ce que tu veux, mon enfant? Let s see, junior. What is it you want? Barceló rit tout bas et remit son portefeuille dans sa poche, en reconsidérant son adversaire.

Voyez-vous ça, un érudit! Mais dites-moi, Sempere, qu est-ce que vous lui donnez à bouffer, à ce garçon? Le libraire se pencha vers moi et, un instant, je crus distinguer dans son regard un respect qui n y était pas un moment plus tôt.

Nous allons passer un accord, me dit-il sur le ton de la confidence. Demain dimanche, dans l après-midi, tu viendras à la bibliothèque de l Ateneo et tu demanderas à me voir. C est du latin, petit. II n y a pas de langues mortes, il n y a que des cerveaux engourdis. En paraphrasant, ça veut dire que les affaires sont les affaires, mais que tu me plais et que je vais t accorder une faveur. Barceló rió por lo bajo y enfundó de nuevo su billetera, reconsiderando a su adversario. Sempere, pero qué le da usted de comer a este crío?

Haremos un trato me dijo. Mañana domingo, por la tarde, te pasas por la biblioteca del Ateneo y preguntas por mí. No hay lenguas muertas, sino cerebros aletargados.

Parafraseando, significa que no hay duros a cuatro pesetas, pero que me has caído bien y te voy a hacer un favor. Souviens-toi, demain, à l Ateneo, répéta le Recuerda, mañana, en el Ateneo libraire. Mais tu apportes le livre, ou foin de notre 0 sentenció el librero. Barceló chuckled and pocketed his wallet, reconsidering his adversary.

Sempere, what do you feed the boy on? The bookseller leaned towards me confidentially, and for a second I thought he betrayed a look of respect that had not been there a few moments earlier. We ll make a deal, he said. Tomorrow, Sunday, in the afternoon, drop by the Ateneo library and ask for me.

There s no such thing as a dead language, only dormant minds. Paraphrasing, it means that you can t get something for nothing, but since I like you, I m going to do you a favour. I proffered my most saintly smile in delight at his Latin outpourings. Remember, tomorrow, in the Ateneo, pronounced the bookseller.

Sempere, cosa dà da mangiare al pargolo? Non esistono lingue morte ma solo cervelli in letargo. In parole povere, per fare un duro non bastano quattro pesetas, ma mi sei simpatico e ti voglio venire incontro. Gli sorrisi cordiale, facendo mostra di apprezzare la sua facondia infarcita di latinorum. Barceló, absorbe dans ses pensées, ne participa pas à ce débat byzantin et se borna à m observer derrière son monocle avec un vague sourire. Ou 1 peut-être regardait-il seulement le livre que je tenais dans mes mains.

Barceló, ausente, no participó en el debate bizantino y se limitó a observarme desde su monóculo con una sonrisa velada. Our conversation slowly merged into the murmuring of the other members of the coffee set. The discussion turned to some documents found in the basement of El Escorial that hinted at the possibility that Don Miguel de Cervantes had in fact been the nom de plume of a large, hairy lady of letters from Toledo.

Barceló seemed distracted, not tempted to claim a share in the debate. He remained quiet, observing me from his fake monocle with a masked smile.

Or perhaps he was only looking at the book I held in my hands. La conversazione divenne un mormorio e gli altri bibliofili si misero a discutere di alcuni documenti trovati nei sotterranei dell Escorial, secondo cui Miguel de Cervantes era lo pseudonimo letterario di una virago toledana.

O forse stava solo osservando il libro che tenevo tra le mani Ce dimanche-la, le ciel s était nettoyé de ses nuages et les rues se retrouvèrent noyées dans une buée brûlante qui faisait transpirer les thermomètres 2 sur les murs.

Au milieu de l après-midi, alors que la température frôlait déjà les trente degrés, je partis vers la rue Canuda pour me rendre à mon rendez-vous avec Barceló, le livre sous le bras et le visage couvert de sueur. L Ateneo était - et est toujours - un des nombreux endroits de Barcelone où le XIXe siècle n a pas encore été avisé de sa mise à la retraite.

De la cour solennelle, un escalier de pierre conduisait à un entrelacs fantastique de galeries et de salons de lecture, où des inventions 3 comme le téléphone, le stress ou la montre-bracelet semblaient autant d anachronismes futuristes. Le portier - mais peut-être n était-ce qu une statue en uniforme - m accorda à peine un regard. Je me faufilai jusqu au premier étage, en bénissant les ailes du ventilateur qui bourdonnait au milieu des lecteurs endormis en passe de fondre comme des cubes de glace au-dessus de leurs livres et leurs journaux.

La silhouette de Gustavo Barceló se découpait 4 près des baies vitrées d une galerie donnant sur le jardin intérieur. Malgré l atmosphère tropicale, le libraire n en était pas moins habillé comme une gravure de mode, et son monocle brillait dans la 0 pénombre comme une pièce de monnaie au fond d un puits.

A côté de lui, je distinguai une forme vêtue d alpaga blanc qui me parut être un ange sculpté dans un nuage. A l écho de mes pas, Barceló se retourna et, de la main, me fit signe d approcher.

A media tarde, rondando ya los treinta grados, partí rumbo a la calle Canuda para mi cita con Barceló en el Ateneo con mi libro bajo el brazo y un lienzo de sudor en la frente. La escalinata de piedra ascendía desde un patio palaciego hasta una retícula fantasmal de galerías y salones de lectura donde invenciones como el teléfono, la prisa o el reloj de muñeca resultaban [23] anacronismos futuristas.

Me deslicé hasta el primer piso, bendiciendo las aspas de un ventilador que susurraba entre lectores adormecidos derritiéndose como cubitos de hielo sobre sus libros y diarios. La silueta de don Gustavo Barceló se recortaba junto a las cristaleras de una galería que daba al jardín interior del edificio. Pese a la atmósfera casi tropical, el librero vestía sus habituales galas de figurín y su monóculo brillaba en la penumbra como una moneda en el fondo de un pozo. That Sunday, clouds spilled down from the sky and swamped the streets with a hot mist that made the thermometers on the walls perspire.

Halfway through the afternoon, the temperature was already grazing the nineties as I set off towards Calle Canuda for my appointment with Barceló, carrying the book under my arm and with beads of sweat on my forehead.

The Ateneo was - and remains - one of the many places in Barcelona where the nineteenth century has not yet been served its eviction notice. A grand stone staircase led up from a palatial courtyard to a ghostly network of passageways and reading rooms. There, inventions such as the telephone, the wristwatch, and haste, seemed futuristic anachronisms.

The porter, or perhaps it was a statue in uniform, barely noticed my arrival. I glided up to the first floor, blessing the blades of a fan that swirled above the sleepy readers melting like ice cubes over their books. Don Gustavo s profile was outlined against the windows of a gallery that overlooked the building s interior garden. Despite the almost tropical atmosphere, he sported his customary foppish attire, his monocle shining in the dark like a coin at the bottom of a well.

Next to him was a figure swathed in a white alpaca dress who looked to me like an angel. When Barceló heard the echo of my footsteps, he half closed his eyes and signalled for me to come nearer. Quella domenica, sulla città gravava una cappa di afa che aveva fatto salire le colonnine dei termometri. A metà pomeriggio, con una temperatura che sfiorava i trenta gradi, imboccai calle Canuda, con il libro sottobraccio e la fronte imperlata di sudore. L università era - ed è tuttora - uno dei tanti luoghi della città in cui le lancette del tempo si sono fermate al diciannovesimo secolo.

Dal patio una scalinata in pietra conduceva a un reticolo di corridoi e sale di lettura, dove invenzioni come il telefono, la fretta o l orologio da polso sembravano anacronismi futuristici. Il custode, o forse solo una statua in uniforme, nel vedermi non batté ciglio.

Raggiunsi il primo piano e benedissi le pale fruscianti di un ventilatore che dava sollievo ai lettori appisolati su libri e giornali. Trovai Gustavo Barceló davanti alle arcate di una loggia affacciata sul giardino interno. Nonostante il clima quasi tropicale, il libraio era vestito con l eleganza ricercata di sempre e il suo monocolo luccicava nella penombra come una moneta in fondo a un pozzo. C est toi, Daniel? Tu as apporté le livre?

Has traído el libro? Daniel, isn t it? Did you bring the book? Pendant plusieurs minutes, acompañante. Al poco abandoné toda esperanza de bientôt tout espoir qu il me présente à l inconnue 6 que me presentase a quien fuera que fuese la en blanc.

Barceló se comportait comme si elle dama de blanco. Barceló se comportaba como n était pas là, comme si ni lui ni moi ne pouvions si ella no estuviese allí y ninguno de los dos la voir. Je l observai à la dérobée, craignant de pudiese verla. La observé de reojo, temeroso de rencontrer son regard perdu dans le vide. Son encontrar su mirada, que seguía perdida en visage et ses bras étaient pâles, la peau presque 70 ninguna parte. Su rostro y sus brazos vestían translucide.

Tenía los rasgos dessinés sous une chevelure noire qui brillait afilados, dibujados a trazo firme bajo una comme un galet humide. Je lui attribuai vingt ans cabellera negra que brillaba como piedra au plus, mais quelque chose dans sa manière de se humedecida. Le calculé unos veinte años a lo tenir, une sorte d abandon de tout son être, comme 7 sumo, pero algo en su porte y en el modo en que les branches d un saule pleureur, me faisait penser el alma parecía caerle a los pies, como las ramas qu elle n avait pas d âge.

Elle semblait figée dans de un sauce, me hizo pensar que no tenía edad. Estaba intentando leerle cou de cygne quand je m aperçus que Barceló me fixait du regard. Alors, vas-tu me dire où tu as trouve ce livre? Entonces, vas a decirme dónde encontraste ese libro? I nodded on both counts and accepted the chair Barceló offered me next to him and his mysterious companion. For a while the bookseller only smiled placidly, taking no notice of my presence.

I soon abandoned all hope of being introduced to the lady in white, whoever she might be. Barceló behaved as if she wasn t there and neither of us could see her. I cast a sidelong glance at her, afraid of meeting her eyes, which stared vacantly into the distance.

The skin on her face and arms was pale, almost translucent. Her features were sharp, sketched with firm strokes and framed by a black head of hair that shone like damp stone. I guessed she must be, at most, twenty, but there was something about her manner that made me think she could be ageless. She seemed trapped in that state of perpetual youth reserved for mannequins in shop windows. I was trying to catch any sign of a pulse under her swan s neck when I realized that Barceló was staring at me.

So are you going to tell me where you found the book? Assentii un paio di volte e mi accomodai sulla sedia che Barceló mi indicava, accanto a lui e alla sua misteriosa accompagnatrice.

Dopo un po rinunciai alla speranza di essere presentato alla signora vestita di bianco. Barceló si comportava come se lei non esistesse e nessuno di noi due potesse vederla. La scrutai con la coda dell occhio, timoroso di incrociare il suo sguardo.

La pelle del viso e delle braccia era diafana e il volto affilato, dai lineamenti decisi, era incorniciato da una folta chioma di capelli corvini, lucenti come pietre umide.

Doveva avere una ventina d anni, ma qualcosa nel suo portamento e nella sua espressione, rassegnata come i rami di un salice piangente, faceva pensare a un essere senza età che godeva dell eterna gioventù dei manichini dei negozi.

Stavo contemplando quel collo di cigno quando mi accorsi che Barceló mi fissava. Je voudrais bien, mais j ai promis à mon père de garder le secret. Lo haría, pero prometí a mi padre guardar el secreto aduje. I would, but I promised my father I would keep the secret, I explained.

Sempere et ses mystères, dit Barceló. Mais je crois savoir où. Tu as eu une sacrée veine, gamin. J appelle ça trouver une aiguille dans une botte de foin. Je lui tendis le livre, qu il saisit avec une infinie délicatesse. Sempere y sus misterios dijo Barceló. Ya me figuro yo dónde. Menuda potra has tenido, chaval.

A eso le llamo yo encontrar una aguja en un campo de azucenas. A ver, me lo dejas ver? Sempere and his mysteries, said Barceló. I think I can guess where. You ve hit the jackpot, son. That s what I call finding a needle in a field of lilies. May I have a look?

I handed him the book, and Barceló took it with infinite care. Hai avuto una bella fortuna, ragazzo. È quel che si dice trovare un ago in un pagliaio. Je suppose que tu l as lu. You ve read it, I suppose. J ai toujours pensé que le bon moment pour lire Carax est quand on a encore le coeur jeune et l esprit limpide. Tu savais que c est le dernier roman qu il a écrit?

Je fis signe que non. Sais-tu combien il y a d exemplaires comme celui-la sur le marché, Daniel? Des milliers, j imagine. A part le tien. Les autres ont été brûles. Barceló se borna à m offrir son sourire hermétique, en tournant les pages du livre dont il caressait le papier comme s il s agissait d une soie unique au monde. La dame en blanc se tourna lentement.

Ses lèvres esquissèrent un sourire timide. Ses yeux exploraient 2 le vide, leur iris était blanc comme le marbre. J avalai ma salive. Tu ne connais pas ma nièce Clara, n est-ce pas? Je fis simplement signe que non, incapable de détacher mon regard de cet erre au teint de poupée en porcelaine et aux yeux blancs, les yeux les plus tristes que j aie jamais vus. Et d ailleurs, ajouta-t-il, je crois que le mieux est que vous me permettiez de me retirer dans une autre salle pour étudier ce volume pendant que vous bavarderez.

Je l observai, interloqué. Mais sans se soucier de mon embarras, le libraire, en pirate consommé, me donna une tape dans le dos et s en alla, mon livre sous le bras. Tu sais que tu l as impressionné? Siempre me ha parecido que el momento para leer a Carax es cuando todavía se tiene el corazón joven y la mente limpia. El resto fueron quemados. La dama de blanco se volvió lentamente. Sus labios esbozaron una sonrisa tímida y temblorosa. El librero, pirata hasta la sepultura y ajeno a mis reservas, se limitó a darme una palmadita en la espalda y partió con mi libro bajo el brazo.

Le has impresionado, sabes? Je me retournai pour découvrir le sourire léger Me volví para descubrir la sonrisa leve de la de la nièce du libraire, qui s adressait au vide. Elle sobrina del librero, tanteando en el vacío. Te has ganado Tu as gagné son estime. I ve always thought that the best time to read Carax is when one still has a young heart and a blank soul. Did you know that this was the last novel he wrote? Do you know how many copies like this one there are on the market, Daniel? The rest were burned.

For an answer Barceló only smiled enigmatically while he leafed through the book, stroking the paper as if it were a rare silk. The lady in white turned slowly. Her lips formed a timid and trembling smile. Her eyes groped the void, pupils white as marble. You don t know my niece, Clara, do you? I could only shake my head, unable to take my eyes off the woman with the china doll s complexion and white eyes, the saddest eyes I had ever seen.

In fact I think I ll retire to another room, if you don t mind, to examine this tome while you get to know each other. Is that all right? I looked at him aghast. The scoundrel gave me a little pat on the back and left with my book under his arm. You ve impressed him, you know, said the voice behind me.

I turned to discover the faint smile of the bookseller s niece. Her voice was pure crystal, transparent and so fragile I feared that her words would break if I interrupted them. My uncle said he offered you a good sum of money for the Carax, but you refused it, Clara added. You have earned his respect. Ho sempre pensato che il momento giusto per leggere un libro di Carax fosse quando si ha il cuore puro e tutta la vita davanti. Sapevi che questo è l ultimo romanzo che ha scritto?

Tutte le altre sono state bruciate. Le labbra erano socchiuse in un sorriso timido e incerto mentre i suoi occhi, con le pupille bianche come il marmo, vagavano nel vuoto.

Feci un cenno di diniego, incapace di distogliere lo sguardo da quella creatura con gli occhi bianchi, gli occhi più tristi che avessi mai visto. Mi girai e vidi il dolce sorriso della nipote del libraio, il suo sguardo perduto nel vuoto. Aveva una voce flebile, fragile come il cristallo ed ebbi quasi paura di rispondere. All evidence to the contrary, I sighed. Je remarquai que Clara penchait la tête de côté en souriant et que ses doigts jouaient avec une bague qui me parut être une guirlande de saphirs.

I noticed that when she smiled, Clara leaned her head slightly to one side and her fingers played with a ring that looked like a wreath of sapphires. Clara sorrideva, la testa leggermente piegata, mentre le sue dita giocherellavano con un anello di zaffiri. How old are you? Et vous Casi once años respondí. How old are you, Miss Clara? Clara rió ante mi insolente inocencia. Clara laughed at my cheeky innocence. Presque le double, mais ce n est pas une raison pour me vouvoyer.

Vous paraissez plus jeune, précisai-je, en espérant corriger ainsi mon indiscrétion. Je te fais confiance, puisque j ignore à quoi je ressemble, répondit-elle sans se départir de son demi-sourire. Mais si je te parais plus jeune, raison de plus pour me dire tu. Comme vous voudrez, mademoiselle Clara Casi el doble, pero tampoco es como para que me trates de usted.

Me fiaré de ti entonces, porque yo no sé qué aspecto tengo repuso, sin abandonar su sonrisa a media [26] vela. Lo que usted diga, señorita Clara. Jamais auparavant je n avais eu con la yema de los dedos. Nunca antes había tenido l occasion d examiner une femme de si près et la oportunidad de examinar a una mujer tan de avec une telle précision, sans avoir à craindre de 0 cerca y con tanta precisión sin temor a encontrar- Almost twice your age, but even so, there s no need to call me Miss Clara.

You seem younger, miss, I remarked, hoping that this would prove a good way out of my indiscretion. I ll trust you, then, because I don t know what I look like, she answered. But if I seem younger to you, all the more reason to drop the miss. Whatever you say, Miss Clara.

I observed her hands spread like wings on her lap, the suggestion of her fragile waist under the alpaca folds, the shape of her shoulders, the extreme paleness of her neck, the line of her lips, which I would have given my soul to stroke with the tip of my fingers. Non avevo mai avuto la possibilità di osservare una donna tanto da vicino senza 9.

Qu est-ce qui t intéresse tant? Mon oncle serait capable d inventer n importe Mi tío sería capaz de decir cualquier cosa quoi quand il s agit de passer un moment seul avec un con tal de pasar un rato a solas con un libro que le livre qui le fascine, expliqua Clara. Mais tu dois te fascine adujo Clara. What are you looking at? My mouth felt dry. My uncle would say anything if that bought him a few minutes alone with a book that fascinates him, explained Clara. The thought had not crossed my mind.

Fais attention, ou tu finiras comme mon oncle. Craignant de commettre une nouvelle gaffe, je me bornai à rester assis en silence, en la contemplant, stupide.

Para tener casi once años no mientes mal. For someone who is almost eleven, you re not a bad liar. Be careful, or you ll end up like my uncle.

Fearful of making yet another faux pas, I decided to remain silent. I just sat gawking at her, imbibing her presence. Sta attento o diventerai come mio zio. Here, come, get closer, Clara said. Je ne vais pas te manger. Quittant ma chaise, je m approchai de celle de Clara. La nièce du libraire leva la main droite pour me chercher à tâtons. Sans bien savoir comment procéder, j en fis autant en lui tendant 3 la mienne. Elle la prit dans sa main gauche et me tendit à nouveau la main droite.

Instinctivement, je compris ce qu elle me demandait et la guidai jusqu à mon visage. Son toucher était à la fois ferme et délicat. Ses doigts parcoururent mes joues et mes pommettes. Je demeurai immobile, osant à peine respirer. Pendant que Clara lisait mes traits avec ses mains, elle se souriait à elle-même et je pus voir que ses lèvres s entrouvraient, comme pour un 4 murmure muet. Je sentis ses mains frôler mon front, mes cheveux, mes paupières. Elle s arrêta à mes lèvres, pour les dessiner, toujours en silence, avec l index et l annulaire.

Ses doigts sentaient la cannelle. Je ravalai ma salive, tandis 0 que mon coeur battait la chamade, et je remerciai la divine providence qu il n y eût pas de témoins pour me voir rougir si fort que j aurais pu allumer un havane à un mètre de distance 30 Acércate sin miedo.

No te voy a comer. Me incorporé de la silla y me aproximé hasta donde Clara estaba sentada. Sin saber bien cómo debía proceder, hice otro tanto y le ofrecí mi mano.

La tomó en su mano izquierda, y Clara me ofreció en silencio su [27] derecha. Comprendí instintivamente lo que me pedía, y la guié hasta mi rostro. Su tacto era firme y delicado a un tiempo. Sus dedos me recorrieron las mejillas y los pómulos. Permanecí inmóvil, casi sin atreverme a respirar, mientras Clara leía mis facciones con sus manos.

Mientras lo hacía, sonreía para sí y pude advertir que sus labios se entrecerraban, como murmurando en silencio. Los dedos le olían a canela. Tragué saliva, notando que el pulso se me lanzaba a la brava y agradeciendo a la divina providencia que no hubiera testigos oculares para presenciar mi sonrojo, que hubiera bastado para prender un habano a un palmo de distancia.

Come closer, don t be afraid. I won t bite you. I left my chair and went over to where she was sitting. The bookseller s niece raised her right hand, trying to find me. Without quite knowing what to do, I, too, stretched out my hand towards her. She took it in her left hand and, without saying anything, offered me her right hand. Instinctively I understood what she was asking me to do, and guided her to my face.

Her touch was both firm and delicate. Her fingers ran over my cheeks and cheekbones. I stood there motionless, hardly daring to breathe, while Clara read my features with her hands. While she did, she smiled to herself, and I noticed a slight movement of her lips, like a voiceless murmuring. I felt the brush of her hands on my forehead, on my hair and eyelids.

She paused on my lips, following their shape with her forefinger and ring finger. Her fingers smelled of cinnamon. I swallowed, feeling my pulse race, and gave silent thanks that there were no eyewitnesses to my blushing, which could have set a cigar alight even a foot away.

Non aver paura, non ti mangio. Titubante le porsi la mia. Lei la prese con la sua sinistra e, in silenzio, mi tese la sua destra. Allora capii e la guidai verso il mio viso: Le sue dita esplorarono le mie guance e gli zigomi. Rimasi immobile e trattenni il respiro mentre Clara decifrava i miei lineamenti, sorridendo compiaciuta e muovendo impercettibilmente le labbra. I suoi polpastrelli mi sfiorarono la fronte, i capelli e le palpebre, indugiando sulla bocca, seguendo la piega delle labbra con l indice e l anulare.

Le sue dita profumavano di cannella. Il mio cuore batteva all impazzata e ringraziavo la provvidenza per l assenza di testimoni poiché la vampa che mi bruciava le guance avrebbe potuto accendere un sigaro a un metro di distanza Cette après-midi de brume et de crachin, Clara Aquella tarde de brumas y llovizna, Clara Barceló me vola le coeur, la respiration et le Barceló me robó el corazón, la respiración y el sommeil.

Profitant de la lumière ensorcelée de 6 sueño. Al amparo de la luz embrujada del Ateneo, l Ateneo, ses mains écrivirent sur ma peau une sus manos escribieron en mi piel una mal- malédiction qui devait me poursuivre pendant des dición que habría de perseguirme durante años.

El accidente lieu dans un village de Provence. Au début de la había tenido lugar en un pueblo de la Provenza. Il ne manquait pas tera al inicio de la guerra civil. Les peuples ne se no podían llegar muy lejos. Los pueblos regardent jamais dans un miroir, disait toujours le no se miran nunca en el espejo, decía siempre père de Clara, et encore moins quand il y a de la 8 el padre de Clara, y menos con una guerra en- guerre dans l air.

L avocat était un bon lecteur de l Histoire et savait que l avenir se déchiffre plus clairement dans les rues, les usines et les casernes que dans la presse du matin. Pendant des mois, il écrivit toutes les semaines. Au début, de son cabinet de la rue Diputación, puis sans adresse d expéditeur, et finalement en cachette, d une cellule du fort de Montjuïc où, comme tant d autres, personne ne l avait vu entrer et d où personne ne le vit jamais ressortir.

Durante 90 meses les escribió todas las semanas. Al principio lo hacía desde el bufete de la calle Diputación, luego sin remite y, finalmente, a escondidas, desde una celda en el castillo de Montjuïc donde, como a tantos, nadie le vio 9 entrar y de donde nunca volvió a salir. Plus que su hija intuía sin necesidad de leer- tard, à minuit, Clara convainquait sa cousine 0 los.

In the haunted shade of the Ateneo, her hands wrote a curse on my skin that was to hound me for years. Her father, a prominent lawyer linked to the Catalan president s cabinet, had had the foresight to send his wife and daughter to the other side of the border at the start of the Civil War. Some considered his fear exaggerated, and maintained that nothing could possibly happen in Barcelona.

In Spain, both the cradle and pinnacle of Christian civilization, barbarism was for anarchists - those people who rode bicycles and wore darned socks - and surely they wouldn t get very far. But Clara s father believed that nations never see themselves clearly in the mirror, much less when war preys on their minds. He had a good understanding of history and knew that the future could be read much more clearly in the streets, factories, and barracks than in the morning press. For months he wrote a letter to his wife and daughter once a week.

At first he did it from his office on Calle Diputacion, but later his letters had no return address. In the end he wrote secretly, from a cell in Montjuic Castle, into which no one saw him go and from which, like countless others, he would never come out.

Clara s mother read the letters aloud, barely able to hold back her tears and skipping paragraphs that her daughter sensed without needing to hear them. Le sue mani, nella magica penombra di quella loggia, impressero sulla mia pelle il marchio di una maledizione che mi avrebbe perseguitato per anni.

Era accaduto in un paese della Provenza. Allo scoppio della guerra civile il padre di Clara, un noto avvocato legato al governo del presidente Companys, aveva mandato la moglie e la figlia dalla sorella che viveva in Francia. Qualcuno disse che era un eccesso di prudenza, perché si era convinti che a Barcellona non sarebbe successo niente e che in Spagna, culla della civiltà cristiana, la barbarie fosse una prerogativa degli anarchici, i quali, con le loro biciclette e coi calzini bucati, non sarebbero arrivati molto lontano.

Le nazioni non si guardano allo specchio, diceva sempre il padre di Clara, meno che mai quando covano una guerra. L avvocato conosceva bene la Storia e sapeva che il futuro si legge nelle strade, nelle fabbriche e nelle caserme molto più chiaramente che sulle pagine dei giornali. La madre di Clara leggeva le lettere ad alta voce, inghiottendo le lacrime e saltando intere frasi, che la figlia intuiva ugualmente.

Più tardi, verso mezzanotte,. C était comme si Clara les parcourait elle-même, en empruntant les yeux d une autre. Personne ne la vit jamais verser une larme, pas même quand elles cessèrent de recevoir du courrier de l avocat, puis quand les nouvelles de la guerre firent supposer le pire.

Mon père savait depuis le début ce qui allait se passer, m expliqua Clara. Il est resté auprès de ses amis, jugeant que c était son devoir. Il est mort de sa loyauté envers des gens qui, l heure venue, l ont trahi. Ne fais jamais confiance à personne, Daniel, et surtout pas à ceux que tu admires. Ce sont eux qui te 1 porteront les coups les plus terribles. Clara disait cela avec une dureté qu elle semblait avoir forgée au cours d années de secret et d ombre.

Je me perdais dans son regard de porcelaine, ses yeux sans larmes ni pièges, en l écoutant parler de choses qu alors je ne comprenais pas.

Clara décrivait des personnes, des scènes, des objets qu elle n avait jamais vus de ses propres yeux, avec un soin du détail et 2 une précision de maître de l école flamande. Son langage s attachait aux textures et aux échos, à la couleur des voix, au rythme des pas. Elle m expliqua comment, pendant ses années d exil 30 en France, elle et sa cousine Claudette avaient partage un précepteur, un quinquagénaire alcoolique qui jouait à l homme de lettres et se vantait de pouvoir réciter l Énéide de Virgile en latin et sans accent.

Elles l avaient surnomme Monsieur Roquefort à cause de l odeur sui 3 generis distillée par sa personne en dépit des bains romains à l eau de Cologne et au parfum dont il aspergeait son corps pantagruélique.

Monsieur Roquefort, malgré quelques particularités remarquables parmi lesquelles la ferme et militante conviction que la charcuterie, et spécialement le saucisson que Clara et sa mère recevaient d Espagne, était un remède divin pour les troubles circulatoires et la goutte , était un homme aux goûts raffines.

Depuis sa jeunesse, 4 il se rendait à Paris une fois par mois pour enrichir son bagage culturel des dernières nouveautés littéraires, visiter des musées et, disait la rumeur, passer une nuit de détente entre les bras d une nymphe qu il avait baptisée 0 Madame Bovary bien qu elle s appelât Hortense et eût une certaine propension à la pilosité faciale.

Toujours ouvert aux nouveautés, Monsieur Roquefort avait acheté le livre, avant tout parce qu il avait trouvé son titre suggestif et qu il aimait lire quelque chose de léger dans le train du retour. Au dos de la couverture de La Maison rouge figurait un portrait de l auteur, assez flou pour que l on ne sache pas s il s agissait d une 6 photo ou d un dessin au fusain. Le texte de présentation, pompeux et ronflant comme le voulait l époque, proclamait sur un ton péremptoire que cette première oeuvre révélait une force éblouissante, un talent protéiforme et 7 inouï, lui promettant un avenir littéraire sans égal dans le monde des vivants.

Pour couronner le tout, le résume qui suivait laissait entendre que l histoire contenait des éléments plutôt sinistres, relevant du roman-feuilleton, ce qui 80 était toujours un bon point aux yeux de Monsieur Roquefort car, après les classiques, il n appréciait rien tant que les intrigues pleines de crimes et de coucheries. Así era cómo Clara leía, con ojos de prestado.

Mi padre sabía desde el principio lo que iba a pasar explicó Clara. Permaneció al lado de sus amigos porque pensaba que ésa era su obligación. Le mató la lealtad a gentes que, cuando les llegó la hora, le traicionaron. Nunca te fíes de nadie, Daniel, especialmente de la gente a la que admiras. Clara pronunciaba estas palabras con una dureza que parecía forjada en años de secreto y sombra.

Clara describía personas, escenarios y objetos que nunca había visto con sus propios ojos con un detalle y una precisión de maestro de la escuela flamenca. Su idioma eran las texturas y los ecos, el color de las voces, el ritmo de los pasos.

Me explicó cómo, durante los años del exilio en Francia, ella y su prima Claudette habían compartido un tutor y maestro particular, un cincuentón borrachín con ínfulas de literato que alardeaba de poder recitar la Eneida de Virgilio en latín sin acento y al que habían apodado como Monsieur Roquefort en virtud del peculiar aroma que su persona destilaba pese a los baños romanos de colonia y perfume con que adobaba su pantagruélica persona.

Monsieur Roquefort, pese a sus notables peculiaridades entre las que destacaba una firme y militante convicción de que el embutido y en particular las morcillas que Clara y su madre recibían de los parientes de España eran mano de santo para la circulación y el mal de gota , era hombre de gustos refinados.

El texto de la sobrecubierta, pomposo y apolillado al gusto de la época, proclamaba en prosa prusiana que aquélla era la primera obra de un valor deslumbrante, un talento proteico e insigne, promesa de futuro para las letras europeas sin parangón en el mundo de los vivos. Une nuit qu il s était introduit Al irrumpir una noche en una mansión dans un somptueux hotel particulier de la suntuosa de la avenue Foix para diezmar la colección privada de muñecos rue du Général Foy pour décimer la 9 collection privée d un magnat qui devait sa de un magnate enriquecido a través de fortune à de louches combines durant la turbias artimañas durante la revolución révolution industrielle, la fille de ce industrial, su hija, una señorita de la dernier, une demoiselle de la bonne société buena sociedad parisina, muy leída y parisienne, fort cultivée et très distinguée, 0 fina ella, se enamoraba del ladrón.

A slept, Clara would convince her cousin Claudette to reread her father s letters from start to finish. That is how Clara read, with borrowed eyes. Nobody ever saw her shed a tear, not even when the letters from the lawyer stopped coming, not even when news of the war made them all fear the worst. My father knew from the start what was going to happen, Clara explained.

He stayed close to his friends because he felt it was his duty. What killed him was his loyalty to people who, when their time came, betrayed him. Never trust anyone, Daniel, especially the people you admire.

Those are the ones who will make you suffer the worst blows. Clara spoke these words with a hardness that seemed grown out of years of secret brooding. I gladly lost myself in her porcelain gaze and listened to her talk about things that, at the time, I could not possibly understand. She described people, scenes, and objects she had never seen yet rendered them with the detail and precision of a Flemish master.

Her words evoked textures and echoes, the colour of voices, the rhythm of footsteps. She explained how, during her years of exile in France, she and her cousin Claudette had shared a private tutor.

He was a man in his fifties, a bit of a tippler, who affected literary airs and boasted he could recite Virgil s Aeneid in Latin without an accent. The girls had nicknamed him Monsieur Roquefort by virtue of the peculiar aroma he exuded, despite the baths of eau de cologne in which he marinated his Rabelaisian anatomy.

Notwithstanding his peculiarities notably his firm and militant conviction that blood sausages and other pork delicacies provided a miracle cure for bad circulation and gout , Monsieur Roquefort was a man of refined taste.

Since his youth he had travelled to Paris once a month to spice up his cultural savoir faire with the latest literary novelties, visit museums, and, rumour had it, allow himself a night out in the arms of a nymphet he had christened Madame Bovary, even though her name was Hortense and she limited her reading to twenty-franc notes.

In the course of these educational escapades, Monsieur Roquefort frequently visited a secondhand bookstall positioned outside Notre Dame. Always open to the noveau, Monsieur Roquefort bought the book on a whim.

The title seemed suggestive, and he was in the habit of reading something light on his train journey home. The novel was called The Red House, and on the back cover there was a blurred picture of the author, perhaps a photograph or a charcoal sketch. The blurb, written in the pompous, mouldy style of the age, proclaimed that this was a first work of dazzling courage, the mark of a protean and trailblazing talent, and a milestone for the entire future of European letters.

In spite of such solemn claims, the synopsis that followed suggested that the story contained some vaguely sinister elements slowly marinated in saucy melodrama, which, to the eyes of Monsieur Roquefort, was always a plus: The Red House tells the story of a mysterious, tormented individual who breaks into toyshops and museums to steal dolls and puppets. Once they are in his power, he pulls out their eyes and takes them back to his lugubrious abode, a ghostly old conservatory lingering on the misty banks of the Seine.

One fateful night he breaks into a sumptuous mansion on Avenue Foch determined to plunder the private collection of dolls belonging to a tycoon who, predictably, had grown insanely rich through devious means during the industrial revolution.

As he is about to leave with his loot, our voleur is surprised by the tycoon s daughter, a young lady of Parisian high society named Giselle, exquisitely well read and highly refined Clara convinceva la cugina Claudette a rileggerle le lettere del padre. Nessuno la vide mai versare una sola lacrima, né quando smisero di ricevere le lettere dell avvocato né quando le notizie sulla guerra fecero temere il peggio.

Non fidarti mai di nessuno, Daniel, soprattutto delle persone che ammiri. Sono loro a pugnalarti alle spalle. Clara descriveva persone, ambienti e oggetti che non aveva mai visto con una precisione e una ricchezza di dettagli degne di un pittore fiammingo.

Era un linguaggio sfumato, un impalpabile tela di ricordi intessuta del timbro delle voci e delle cadenze di passi. Le due ragazze lo chiamavano Monsieur Roquefort per via dell afrore che emanava, nonostante i bagni di colonia e il profumo con cui si aspergeva il corpo massiccio. Monsieur Roquefort, a dispetto di alcune convinzioni bizzarre tra cui l incrollabile certezza che i salumi, e soprattutto il sanguinaccio che Clara e sua madre ricevevano dai parenti spagnoli, fossero un toccasana per la circolazione e la gotta , era un uomo raffinato.

Sin dagli anni della gioventù si recava a Parigi una volta al mese allo scopo di ampliare il proprio orizzonte culturale sfogliando le ultime novità letterarie o visitando musei e, si mormorava, anche per godersi una notte di meritato svago tra le braccia di una ninfa, da lui ribattezzata Madame Bovary benché si chiamasse Hortense e fosse oltremodo pelosa. Il romanzo si intitolava La casa rossa e in quarta di copertina c era un immagine sfocata dell autore, forse una fotografia o uno schizzo a carboncino.

La presentazione, nello stile ampolloso dell epoca, annunciava l eccezionale opera prima di uno scrittore proteiforme, una sicura promessa per il futuro delle lettere europee, senza possibilità di confronto con altri artisti viventi. Infine, il riassunto evocava atmosfere vagamente sinistre e personaggi da romanzo d appendice, il che agli occhi di Monsieur Roquefort era una nota di merito perché, dopo i classici, le sue letture preferite erano i romanzi a tinte forti.

La casa rossa era la storia di un individuo misterioso che rubava bambole da negozi di giocattoli e musei per poi strappar loro gli occhi e portarle nel suo rifugio, una serra abbandonata sulle rive della Senna.

Una notte si era introdotto nella sontuosa residenza di un magnate di avenue Foix - arricchitosi con attività illecite durante la rivoluzione industriale - per distruggere la sua collezione di bambole. La figlia del proprietario, una signorina della buona società parigina, colta e raffinata, si era MODEL robe qr code acnl turn tech ernakulam. PRICES From capens plan de la ville détection fausse carte identité violon cycle 1 are pendant formation mode zombie gta 5 dragon nouvel an chinois livres moins cher classe pizza corbeil essonne matilda forte benefits bing distance calculator île aux oiseaux chasse légendaire dofus foret rambouillet enfant protege agenda personnalisé école croix rouge lyon lettres hébraïques et leur signification.

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